Dans un courriel adressé à plusieurs centaines de salariés du site, le directeur de l'établissement du Mourillon, Alain Tanguy, invite en effet les employés à la plus grande vigilance.
Deux gabians auraient élu domicile sur un transformateur électrique de l'entreprise, à proximité d'un passage piéton. Et les deux volatiles opéreraient des « manoeuvres d'intimidation » à l'égard des impudents qui s'approcheraient de leur nouvelle demeure.
« Je les ai vues tenter une attaque en piqué »
Un ingénieur, qui souhaite garder l'anonymat pour éviter, sans doute, les représailles des volatiles, témoigne : « Je me rendais au travail et les deux bestioles se sont mises en vol stationnaire à mon approche. Quand je les ai vues tenter une attaque en piqué, je me suis enfui. » À tire-d'aile et pour ne pas y laisser des plumes, ça va sans dire.
La présence d'un nid sur la centrale électrique expliquerait sans doute cela. Notre salarié va plus loin : « On ne peut plus dire qu'ils ont un appétit d'oiseau : on les voit dévorer des pigeons en ville ! Moi je pense qu'avec toute cette viande absorbée, ils sont en train de muter. Il faut se préparer à un problème d'ampleur dans les prochaines années. »
Devant ce qui pourrait redistribuer les cartes d'un nouvel ordre géostratégique mondial, DCNS ne pouvait pas rester les bras croisés. D'où le courrier d'Alain Tanguy, « pour éviter les risques d'attaque » sur les futurs outils de la défense, et lutter bec et ongles contre les goélands.
Qu'on n'accuse pas DCNS de jouer les faucons : le directeur se contente, au final, d'indiquer un nouvel itinéraire piéton à ses ouailles. Un bon vieux tir de missile aurait sans doute fait l'affaire... mais l'espèce est protégée.
source: varmatin
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