Quel sera le dénouement de ce que les
habitants d'un petit village varois surnomment tous ici la "Pagnolette" ? Mercredi, le gérant du seul bar-tabac de ce village saura si, oui ou non, il peut continuer à exercer son activité
en toute légalité. Pour ne pas dire en toute simplicité.
2007 : le gerant se retrouve poursuivi pour exercer son activité trop près de la paroisse. Un arrêté préfectoral de 1978 interdit en effet les débits de boissons à moins de 40 mètres
d'une église, d'une école, d'un cimetière ou d'une prison dans les villes de moins de 10.000 habitants. Et selon l'administration des douanes, son Bar se trouve à moins de 40 mètres de
l'église du village. 38 mètres précisément de la porte du lieu saint à vol d'oiseau. Donc, ça coince.
Le deuxième acte se déroule au tribunal correctionnel de Draguignan. "Les débats étaient ridicules, toute la salle était aux éclats", se souvient une habitante du village. Et d'expliquer
'avé l'assent' que chaque parti y allait avec sa méthode de calcul. Le président du tribunal tranche ayant mesuré lui-même la distance entre les deux bâtiments : "Il y a très exactement 40
mètres et trois millimètres." Le pastis peut couler de nouveau au Bar des Cascades. Mais, le Parquet de Draguignan met le holà à tout ça en faisant appel de la relaxe en première
instance.
On ne comprend pas très bien la démarche de tout ça. En plus, si on suit le code de la route pour mesurer le tracé, on calcule plus de 80 mètres. On n'effectue pas de telles mesures à vol
d'oiseau."
Les villageois pourront-ils continuer à trinquer au Bar des Cascades ? Réponse dans l'après-midi.
Ce petit evenement à lieu dans le petit village varois ou je réside depuis maintenant 20 ans, et j'avoue que ça me fait vraiment de la peine de
voir à quoi est payé la justice française et les douanes. Des milliers de kilo de cocaine et autre trucs illégaux franchissent nos frontieres, et de nombreuses affaires criminelles, hautement
plus importante, sont laissées en attente pour juger un pauvre commerçant, parce que son bar est trop pret de l'eglise, et ce alors que c'est la mairie qui lui a donner ce local. A savoir
qu'avant il etait encore plus pret de l'eglise vu que lors des enterrement le cercueil passait au milieu de la terrasse du bar. Pittoyable.
Mais je ne vous abandonne pas et je reviendrais de temps en temps voir ce qui se passe chez les blogopotes.
Gros bisous et bonne journée